Le Vietnam est une nation de travailleurs. D’un bord, la côte qui donne sur la mer de Chine. D’un autre, l’arrière-pays remplit de rizières, d’étendues de rien, et de champs de thé. Toutes ces récoltes partiront vers le Vieux Continent par bateau juste après la récolte.
Bao Loc fait partie de ces villes de campagne. Je m’y suis arrêté quelques jours. Pour faire la rencontre de Tuy, travailleuse de thé Oolong et de café.
Non loin de la maison mère, Tuy possède une petite maison ouverte sur l’extérieur. Elle donne sur le chemin qui monte vers les champs. 
Elle ne peut pas vraiment passer trop de temps à la maison mère à part pour y préparer les repas. Lorsqu’elle retourne chez elle, ses occupations vont dépendre des tâches qui lui reste à faire. Ses ustensiles sèchent comme ils peuvent à l’air libre.
L’ensemble y possède une image pittoresque. Les souliers restent à l’extérieur pour laisser le sol aussi propre qu’il l’est. Tout y est dans cette maison.
La patronne de Tuy lui laisse son indépendance et lui donne une confort très correct.
Dans les champs d’Oolong, la cueillette peut simplement se faire avec un sac. Plus tard, les feuilles sécheront au soleil à plat dans leur filet sur l’esplanade au pied de la maison familiale. Il faudra une attention particulière pour que le tout ne cuise pas au soleil.
Le statut de Tuy au Vietnam est élevé comparé aux autres travailleurs qui l’accompagnent en journée. Sa fille, présente pour l’occasion, lui donne également un accès à une vision plus actuel du pays.
Elle restera à Bao Loc encore longtemps à travailler dans ce champ. Elle faisait surement plus que son âge comme la plupart des « cravacheurs » des champs.

Elle continuera à préparer les meilleurs repas végétariens des fermes alentours.
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